« Plus jamais Mozart » au Festival d’Avignon 2026
Le matin, jouer du violon dans les ruelles du vieil Avignon, entre les cafés, les comédiens, les poussettes, les passants, les mendiants, les affiches bariolées.
Se retrouver le midi autour d’un bon repas partagé avec une équipe chaleureuse.
Vers 15h30, au plus chaud de la canicule qui fut constante ici,
aller au théâtre avec violon et mandoline pour se préparer.
À 16h40, jouer du violon dans l’entrée du théâtre pour accueillir
les spectateurs en musique puis rester attentif derrière le rideau.
Accompagner quelques scènes en coulisse.
Jouer le gondolier vénitien mandoliniste pour accompagner une guide dans les ruelles de Venise.
Changer de costume et d’état d’esprit pour incarner un autre musicien,
acteur important de cette histoire.
Penser au silence, au bruit aussi car il faut parfois mêler le son du violon au roulis des trains qui passent juste au-dessus du théâtre, plusieurs fois par jour.
Faire émerger la surprise, le sourire, l’émotion en restant pleinement concentré sur le moment, sur le sens de chaque mot, de chaque geste, sur l’histoire que nous racontons chaque jour.
Après la représentation, rencontrer les spectateurs pour échanger des ressentis, des points de vue, parfois pour parler d’autres histoires qui prolongent celle-ci.
Entre nous, penser ensuite à ce qui pourrait être modifié, essayé, tenté pour le lendemain, pour que chaque représentation soit un renouveau pour nous et non une simple répétition.
La pause du mercredi fut toujours verte pour moi, avec des proches,
moments importants pour se ressourcer.
Le festival d’Avignon se termine, un mois d’une grande intensité, d’une chaleur éprouvante aussi, mais un mois réussi grâce à une équipe très solidaire, amicale et dynamique même quand on avait du mal à y croire en prenant la route à plus de 40 degrés. La pluie est tombée fort aujourd’hui, nous avons nettoyé la maison qui fut la nôtre pendant ce mois. La fraîcheur est revenue et chacun rentre chez soi.
Plein de gratitude pour ces moments passés. Merci à Boulègues Production grâce à qui cette aventure fut possible une seconde fois en Avignon, merci à mes collègues-amis : Caroline Ruiz, Christine Gaya, Martin et Jean-Louis Kamoun, Ricou Valentin. Merci à ceux qui sont venus nous écouter, partager un moment avec nous ! Bravo aux amis et aux centaines d’artistes venus aussi partager leurs spectacles !